Resume/ Abstract
L’analyse de cycle de vie (ACV) permet de comparer l’impact environnemental de différentes solutions proposées pour répondre à un même objectif. C’est ainsi un outil adéquat pour l’appui à la prise de décision motivée par des critères environnementaux et sanitaires et qui trouve sa place dans le secteur minier. La principale problématique environnementale associée à l’opération des parcs à résidus miniers est le risque de génération de drainage minier acide. Une nouvelle technique de gestion de résidus miniers développée par l’IRME a pour objectif de réduire cette externalité en employant la stabilisation cimentaire.
Mon étude a pour objectif d’évaluer l’impact environnemental de cette technique expérimentale afin d’en comprendre les avantages et inconvénients, en comparaison avec des techniques déjà établies et déployées au Québec.
La stabilisation cimentaire a un potentiel de diminution de l’écotoxicité de l’ordre de 105 tandis qu’elle entraînerait une augmentation des impacts liés aux changements climatiques de 10-4.
A l’échelle du processus de stabilisation, le transport du ciment a un impact environnemental bien inférieur à la production du ciment utilisé (>90% de l’impact sur les changements climatiques pour la production du ciment contre <10% pour le transport). Le choix du liant cimentaire fait grandement varier l’impact final du processus pour la quasi-totalité des catégories environnementales. Mes résultats suggèrent que contrairement à la tendance habituelle, le transport des matières cimentées par camion (vers les parcs à résidus considérés) est moins impactant que l’option du transport ferroviaire.
Une analyse comparative des coûts sera également présentée pour compléter l’analyse d’impact environnemental.