Résumé - Abstract
Résumé : Le secteur minier a connu une très forte croissance en Afrique au cours des dernières années. Les décennies 2000 et 2010 ont été marquées par la multiplication de projets d’envergure pilotés par des entreprises internationales. L’or, le phosphate, le fer, le cuivre, le zinc, l’uranium… sont parmi les métaux les plus extraits. En particulier, l’extraction du phosphate présente un véritable enjeu puisqu’elle semble aujourd’hui indispensable pour nourrir une population mondiale toujours plus importante (Jackson, S., 2016).
Le développement du secteur minier génère d’importantes retombées économiques en matière de création d’emplois, de biens et de services à l’échelle des pays concernés. Il permet également des rétributions non négligeables aux États sous la forme d’impôts, de taxes ou de redevances. En outre, il a profondément réformé les mœurs de vie des populations vivant dans les régions minières et permis le développement de débats autour des droits et de l’organisation du travail (Bleuchot, H.).
Néanmoins, les phases d’exploration et d’exploitation minières sont à l’origine d’importants enjeux sociaux et environnementaux importants à considérer. De plus, la clôture et la restauration des anciens sites miniers demeurent aujourd’hui un défi sur différents aspects. Au niveau économique, ce coût est difficile à chiffrer du fait de la nature de l’activité, de son étendu et de sa durée. La constitution de réserves financières pour permettre ces opérations par l’exploitant n’est pas automatique non plus. Au niveau technique, la décontamination des sols et des eaux (souterraines et superficielles) représente un enjeu majeur. Au niveau social, les enjeux récurrents sont la réhabilitation des anciens sites miniers.
Ces enjeux sont encore mal maitrisés en Afrique, notamment du fait de connaissances incomplètes et de peu de retour d’expériences. C’est dans le cadre de cette problématique, que 4 étudiants du Département Génie Energétique et Environnement (GEn) de l’INSA Lyon (France) ont décidé de s’intéresser au cas des mines de phosphates au Maroc. Le présent poster leur permet de présenter leurs observations et réflexions sous la forme lors du Symposium 2021 sur l’environnement et les mines organisé par l’UQAT.
Références
- interview de Simon Jackson pour le quotidien Libération (2016), propos recueillis et traduits par Vincent Hiribarren
- Bleuchot Hervé. Une ville minière marocaine : Khouribga. In: Revue de l'Occident musulman et de la Méditerranée, N°6, 1969. pp. 29-5
Remerciements
Les auteurs souhaitent sincèrement remercier pour leur disponibilité, leur temps et leurs conseils dans ce travail : Isabelle Demers (Professeure-chercheure – IRME Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue Canada) et Rachid Hakou (Professeur - Professeur - FSTG Université Cadi Ayyad Maroc).