Résumé - Abstract
Cette étude vise à développer de nouvelles approches non invasives et de modélisation pour évaluer les processus hydrologiques dans les résidus miniers. L’objectif est l'utilisation de mesures géophysiques électromagnétiques avec l’imagerie thermique pour estimer la teneur en eau de surface des résidus miniers et ainsi évaluer les processus d’infiltration au sein de la tranche non saturée des résidus. Le site Quémont-2 de Glencore Fonderie situé à Rouyn-Noranda (Québec, Canada), est ciblé pour l'acquisition de données. Des mesures géophysiques par georadar (Ground Penetrating Radar, ci-après GPR) ont été effectuées pour estimer la constante diélectrique relative (εr) des résidus en fonction de la vitesse des ondes électromagnétiques. Des mesures in situ de sondes à teneur en eau et des tests en laboratoire ont permis d'établir une relation entre εr et la teneur en eau des résidus. Les images thermiques acquises à l'aide d'un drone DJI Matrice 200 équipé d’une caméra FLIR Zenmuse XT2A ont également été utilisées pour suivre les changements de température de surface des résidus lors de l'infiltration à la suite de brèves périodes d'arrosage. Ces tests ont été menés pour évaluer si les températures de surface peuvent être utilisées pour estimer la teneur en eau et pour documenter l'hétérogénéité spatiale des processus d'infiltration. Finalement un modèle d’écoulement a été développé dans SEEP/W pour reproduire les résultats expérimentaux et évaluer l’effet de scénarios de changements de propriétés hydrauliques sur la teneur en eau de surface des résidus miniers. Les résultats de l'étude fournissent des informations clés visant à optimiser l'utilisation couplée d'approches géophysiques, de télédétection thermique et de modélisation en complément aux mesures invasives pour étudier les processus hydrologiques se produisant au sein des résidus miniers.